La pupille est une vessie incontrolable. Les yeux pissent et mamie met sa couche devant un tas de ferraile...

La pupille est une vessie incontrolable. Les yeux pissent et mamie met sa couche devant un tas de ferraile...
René Lapierre, dieu du paradis de rouille ou les débris de rayons s'alignent et ne



s'entremêlent plus.




Les vélos sursautent encore.




Les chambres à air déploient leurs ailes et rattrapent le ciel à force de poursuivre l'horizon.




A cheval sur mon bidet de fer et d'air, je te suivais en comptant les traces blanches sur lesquelles René jouait



au funambule.



# Posté le mardi 24 juin 2008 10:50

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QUOI QU'IL ARRIVE LES SOUVENIRS SONT TOUJOURS BONS
# Posté le vendredi 21 mars 2008 11:08

La mine grise de mon crayon s'affaisse comme les massifs vieillissent et s'étalent : la libération des carnets. De mes pensées écorchées, je construis des avions de papier. Un vent du Nord les emportera, vers d'autres horizons...

La mine grise de mon crayon s’affaisse comme les massifs vieillissent et s’étalent : la libération des carnets. De mes pensées écorchées, je construis des avions de papier. Un vent du Nord les emportera, vers d’autres horizons…
Nos racines sont restées coincées sous un pied de betterave dans un carré de champ à l'Esterno. Je veux ouvrir ton c½ur comme un grand livre d'images qui émerveille les enfants. Aller voler ton âme et te donner la mienne. Bégayer sans s'en rendre comte parce que l'on a toujours cette envie de dire plus, mais que plus rien ne sort ; rien ne suffit jamais. Etre obnubilée par une pupille inondée de mille océans. Un point noir au milieu. C'est notre caravelle. Notre montgolfière. Notre voiture à fleurs remplie de caisses « fragiles ». La regarder encore et encore et voir tout revenir à vive allure, comme un fort ouragan qui balaye les vécus. Plonger toutes nues dans un passé que l'on a tant écrit, qui nous fait espérer, ce que l'on attend plus. J'ai retapé mon univers mon univers pour paraître moins fourbe, mais la réalité happe petit à petit nos grains de folie, comme on s'étouffe avec une bulle de rosé mal gobée. Les souvenirs fougueux me font tenir debout. Les pensées se cachent derrière les roulés-boulés de mots qui dévalent les pentes de nos formes asséchées. Brigitte n'arrive plus aussi vite, tel l'étalon et Valérie s'est noyée dans une larme de rosé, d'un matin desséché. Ce sont les méandres de la vie. Le futur c'était hier. Un baiser chaud envoyé dans le ciel comme un avion de papier. Un ballon coloré qui s'envole, avec une adresse qui voyage. Un songe qui s'échappe d'un c½ur serré deux fois plutôt qu'une. Un secret murmuré au creux d'une oreille attendrie qui se dresse et vibre un peu à force de s'attentionner pour presque rien ou pour beaucoup trop aussi. Un tournant de la vie. Un ruban noué autour d'un poignet, qui rappelle sans doute quelque chose... On n'oublie rien. On garde juste le meilleur avec nous, dans le baluchon bouchonné de nos vies baladeuses que l'on arrête plus. On range le pire dans un tiroir bouclé. La vie n'est pas rose. La vie n'est pas à croquer non plus. Le diable noir nous ronge. Nous sommes des points, des sourires, des souvenirs, des jongleries, des croissants de lune qui tendent vers le bas, des vérités, des regards, des enfants, des odeurs, des rencontres, des couleurs qui s'assemblent et évoluent dans l'ombre des pastels harmonieux, des traces, des signes de vie et des premiers pas dont on ne se souvient plus vraiment. Des mots critiques, des couleurs chaudes ou froides, un air doux passager, un millier de brins d'herbe sur lesquels je m'étends, je m'enroule, je me meurs. Je renaîtrai demain, comme hier et aujourd'hui, pour tout recommencer. Mes veines s'enflamment quand elle est là. J'ai envie de vivre. Quand elle parle on dirait qu'elle chante. Quand elle sourit, c'est un vol de colombes que libèrent ses entrailles. Quand elle regarde, on se noie dans son âme. Quand elle touche, les nerfs s'activent, pressés. Le besoin inhumain de la retrouver se fait ressentir. On se bat pour la partie. La nôtre : Un vulgaire pied de patates ensevelit sous les imposantes betteraves rouges. Une cohabitation infernale dans un carré de champ à l'Hôtel d'Esterno. Les pommes vapeurs s'en vont faire un tour... Je deviens comme exquisophrène. Je me souviens d'un si joli poirier ou les fruits poussent en or. La beauté d'un corps mûr et une finesse exquise. L'envie d'atteindre un point intouchable... Le rapprochement des corps crée une température, une chaleur humaine instantanée qui ne fait que grandir –le bain pervert-. Le bonheur infaillible, de deux mains qui se nouent en laissant s'échapper un air de liberté sur lequel elles chantent l'amour à tue-tête. Elles le crient car elles aiment être entendues, ne plus être oubliées... Elles sauvent leur passé. Elles l'immortalisent à nouveau et font tout pour que l'on se rappelle... d'Elles. Elle est belle...Oïz'. Anna elle l'aime comme ça, sa compatatriote. Voila les mots mêlés démêlés. Ce sera toujours comme ça. Jusqu'à ce que le pied qui nous relie à la terre sèche nous laisse nous envoler, comme deux feuilles mortes d'automne. On peut écrire notre histoire au crayon, elle ne s'efface plus. Les champs sont baptisés, le bain est démasqué, pervert, les roues des bicyclettes peuvent rouiller tranquille, l'Esterno peut fermer, les années peuvent passer, les robes se déchirer, elles seront rapiécées avec les milles et une couleur du monde, les mains se déformer, les os se désosser, les consciences sont forgées. Les passants passeront toujours dans les rues qu'on soulait. Les bancs qui verront les futurs derrières dandineurs garderont nos secrets... Les gangs bang de betteraves sauront nous reconnaître. Nous sommes de ces légumes qui poussent toute l'année aux quatre coins du monde, et qui s'épanouissent dans une casserole, à feu doux. Nos intérieurs frais et purs deviennent parfois bouillants. Les ébullitions éphémères nous distinguent des autres fruits du sol. Nous ne seront jamais purée aux pieds des betteraves qui nous jugent tant. Notre vie est une balade interminable. Elle se cache derrière un grand chêne, pour graver deux trois mots, et encore s'en aller. Tu me prendras la main et je t'emmènerai... Je te l'ai déjà dit. On reprendra nos folles opérations : « choquons les cons », avec nos mains mêlées qui libèrent les mots crus peu appréciés...
Peut-être un jour irons, nous ensembles, au pays de Dionysos ? Je t'y attends, perchée sur ma montagne. Gravir les pentes et sentir les graviers dévaler comme la goutte de rosé matinale, apaise nos c½urs tendres. Je te ferai des signes avec mon point rouge dont je crache la fumée. Les points rouges courent toujours après les ombres. Tu ne me perdras pas. Nous nous égarerons ensembles entre Paris et Rimini. Et j'entendrai toujours le bruit de ce cercle de feu qui écrase les poussières de mes cigarettes mortes dans le cendrier plein. Un air chaud nous guidera...

Je m'en vais faire un tour avec un Raphaël imaginaire. Un homme aux trémas d'or qui se cache dans mes rêves.
Je te donne un baiser, sur le haut de ta botte. Si je peux y rentrer je n'en sortirai plus. La fin de cette histoire est entre nos mains. Nous la vivrons ensembles. Les souvenirs crient « à l'aide », depuis les lignes effacées, ou ils sont enfermés.

- La Libération des Carnets de Route -
# Posté le mercredi 07 novembre 2007 12:39

... et je sais je fume toujours trop, au café je meurs tous les jours ...

... et je sais je fume toujours trop, au café je meurs tous les jours ...


R A P H A Ë L,


L' H O M M E


A U X


T R E M A T S


Q U I


N O U S


T R A I N A I T
# Posté le mercredi 10 octobre 2007 10:57
Modifié le mercredi 10 octobre 2007 11:37

vivre est un art qui ne se pratique pas par tout le monde

vivre est un art qui ne se pratique pas par tout le monde
LE TEMPS CHANGE LES CHOSES.


MAIS LES CHOSES NE CHANGENT PAS TOUJOURS AVEC LE TEMPS.



rien n'est jamais dans les temps.
# Posté le mardi 28 août 2007 13:57
Modifié le jeudi 25 octobre 2007 11:20